Comment prévenir l'utilisation
problématique des nouvelles technologies ou les ennuis ?
La prévention auprès des jeunes est un aspect primordial à considérer. En effet, pour les adolescents d'aujourd'hui, les nouvelles technologies comme Internet ont toujours été présentes (ou presque) dans leur vie. Ils ont grandi avec elles. Bien que les adultes utilisent couramment les nouvelles technologies, le lien qu'ils entretiennent avec ces dernières s'avère différent du lien que les adolescents vont entretenir.
L'éducation des adultes auprès des jeunes en ce qui concerne l'utilisation des nouvelles technologies doit comprendre plusieurs aspects et commence dès l'entrée à l'école (et même plus tôt pour certains). Les écoliers sont à présent rapidement initiés aux nouvelles technologies. Voici donc quelques conseils.
L'utilisation d'un logiciel de contrôle parental est un bon point de départ. Windows Live Control Parental peut être téléchargé gratuitement lorsque vous possédez Windows 7. Il permet de restreindre l'accès aux sites jugés inappropriés.
Les jeunes doivent être sensibilisés aux conséquences du dévoilement d'informations personnelles et à l'importance de l'intimité. Dès qu'une information, un texte, une photo ou un fichier vidéo est publié en ligne, le retour en arrière est impossible! Le caractère "permanent" de certaines informations dévoilées et diffusées peut donc être néfaste à long terme. Avant de publier quelque chose en ligne, il importe que l'internaute se demande comment il se sentirait si ses parents, sa famille, ses amis ou la ou les personnes concernées avaient accès au contenu diffusé et quelles conséquences cette diffusion peut-elle avoir à court, moyen et long terme ? Ces questions permettent de modérer ses propos et prendre du recul par rapport au contenu diffusé puisqu'il est possible de retrouver un effet de désinhibition dans les communications médiatisées par ordinateur, ce qui amène certaines personnes à divulguer des choses en ligne qu'ils ne dévoileraient pas nécessairement en réalité (Suler, 2004).
Les parents doivent s'informer auprès de leurs enfants des usages qu'ils font. La communication avec l'enfant est donc primordiale. Quels sites fréquentent-ils ? À quels jeux jouent-ils ? Combien de temps passent-ils en ligne ou à jouer à des jeux vidéo ? Avec qui communiquent-ils (par l'entremise du clavardage, du courriel ou des réseaux sociaux) ? De quoi parlent-ils ? Comment choississent-ils leurs mots de passe ? L'idée n'est pas de les espionner, mais plutôt de les superviser. Trop de parents s'imaginent que leurs enfants sont en sécurité parce qu'ils sont à la maison. Même à la maison, ils ne sont pas à l'abri de la cyberintimidation des camarades de classe ou des cyberprédateurs sexuels. Les parents peuvent ainsi accompagner leurs enfants dans leurs différentes utilisations.
Face aux nouvelles technologies, il peut arriver que certains parents soient paniqués ou ne savent tout simplement pas quoi faire parce qu'ils ont une connaissance moins grande des nouvelles technologies que leurs enfants. Les parents doivent donc se rappeler qu'ils ne sont pas "dépossédés" de leur capacité d'apprendre de nouvelles choses ! Prendre le temps de s'informer leur permettra de gagner de la confiance et de les aider à superviser leurs enfants par rapport aux nouvelles technologies.
En ce qui concerne les jeux vidéo, lors de l'achat de ces jeux, les parents doivent superviser leurs enfants dans leurs choix en se familiarisant avec les cotes ESRB (voir le lien suivant). De plus, les consoles de jeux vidéo permettent maintenant de configurer des paramètres de contrôle parental pour ainsi limiter l'accès des enfants aux jeux violents ou pour adultes.
Il s'avère également important de vérifier les contenus publiés en ligne à propos de soi. Il est recommandé que les enfants et les adolescents utilisent des pseudonymes lorsqu'ils sont en ligne au lieu de dévoiler leur identité réelle (internetsanscrainte.fr).
Enfin, il est capital que l'ordinateur à la maison soit placé dans une pièce commune pour permettre une supervision plus adéquate de la part des parents. Les parents peuvent aussi baliser le temps de connexion (p. ex. la durée, la fréquence, les moments dans la journée, les jours dans la semaine, etc.). Les jeunes pourront ainsi apprendre à varier leurs activités.
Vous pensez souffrir de cyberdépendance? N'hésitez pas à entreprendre une démarche en psychothérapie pour trouver des solutions et comprendre votre situation.
Marie-Anne Sergerie, Ph.D.
Psychologue
514.502.4381